Vaccin “cette année” et discours offensif: Trump lance sa course à la réélection

Marwa Mourad Samedi 29 Août 2020-16:36:05 Actualités Internationales
 Trump lance sa course à la réélection
Trump lance sa course à la réélection

Le président américain Donald Trump a formellement accepté jeudi la nomination du parti républicain pour un second mandat et a inauguré sa campagne par la promesse choc d’un vaccin “cette année” contre le Covid-19, rapporte l'AFP.

Dans un long discours de 70 minutes, se résumant parfois à une énumération un peu monotone des décisions prises sur les quatre années écoulées, il a longuement vanté son action - très critiquée - face au Covid-19 et prédit la fin prochaine de la pandémie.

“Nous vaincrons le virus, mettrons fin à la pandémie et émergerons plus forts que jamais”, a ainsi assuré le 45e président américain, objet de critiques jusque dans son propre camp pour ses atermoiements face à la pandémie, dont il a un temps promis qu’elle disparaîtrait par “miracle”.

“Nous produirons un vaccin avant la fin de l’année, et peut-être même plus tôt!”, a lancé M. Trump dans une allusion à une possible annonce de taille avant le scrutin présidentiel du 3 novembre, où il briguera un second mandat de quatre ans. “Des centaines de millions de doses seront rapidement disponibles”, s’est avancé le magnat de l’immobilier.

“Nous mobilisons le génie scientifique de l’Amérique pour concevoir un vaccin en un temps record”, a-t-il affirmé. “Nous allons disposer cette année d’un vaccin sûr et efficace et ensemble nous allons terrasser le virus”, a ajouté le président-candidat.

Tout a d’ailleurs été fait lors de cette grand-messe républicaine pour renforcer l’idée, à rebours du consensus scientifique, que la pandémie appartient déjà largement au passé: la distanciation physique et le port du masque n’étaient que peu respectés.

Pays le plus endeuillé par la pandémie de Covid-19 avec plus de 180.000 décès, les Etats-Unis ont pré-commandé des centaines de millions de doses auprès de plusieurs sociétés développant des vaccins potentiels, lesquelles doses seront dispensées gratuitement aux patients américains.

Malgré ces transactions, la vaccination ne sera pas obligatoire pour les Américains, a indiqué le 19 août le docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses. Jusqu’ici, les Américains ne semblent guère apprécier la façon dont M. Trump gère cette crise sanitaire sans précédent. Selon la moyenne des sondages établie par le site FiveThirtyEight, 58,2% désapprouvent sa réponse face à la pandémie (38,7% approuvent).

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